Résumé : Les villes sont gagnées par l’extension des logiques marchandes, sous l’effet croisé de la mondialisation, de la financiarisation et du néolibéralisme. Tout en partageant ce constat, ce dossier met en lumière les résistances, les alternatives et les contre-pouvoirs qui apparaissent dès lors que l’enquête quitte l’échelle macroscopique pour étudier les acteurs, leurs relations sociales, leurs pratiques et leurs rationalités aux niveaux méso- et microsociologiques. Les contributions, qui portent sur les marchés fonciers (Marie Piganiol), ceux de l’immobilier financiarisé (Marine Duros), du logement (Loïc Bonneval) et de la smart city (Myrtille Picaud), renouvellent l’analyse des marchés urbains en croisant la sociologie économique, l’action publique et la sociologie urbaine.
Sommaire :
Marie Piganiol – « Introduction. Pour une sociologie des marchés urbains »
Marie Piganiol – « Spéculer pour lutter contre la crise du logement ? Le cas des établissements publics fonciers »
Marine Duros – « ‘C’est organisé pour être opaque’. Production de la transparence et de l’ignorance sur le marché de l’immobilier de bureaux francilien »
Loïc Bonneval – « L’espace dans la détermination des prix des logements. Les pratiques d’évaluation des appartements de seconde main dans l’agglomération lyonnaise »
Myrtille Picaud – « La bonne fortune de la smart city. Comment prospère un modèle économique en échec »
Lien vers le numéro : http://shs.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2025-1-2?lang=fr
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
noelatreilledefozieres (18 juin 2026). [Publication] Les Villes (tout) contre le marché, Sociétés contemporaines (n°136-137). Sociologie économique. Consulté le 16 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16ffg