Soutenance de Victor Lecomte : Le spectre de Stewball
Victor Lecomte a le plaisir d’annoncer la soutenance de sa thèse, réalisée au Centre nantais de sociologie (UMR CENS), intitulée “Le spectre de Stewball. Sociologie du champ économique des activités équines“. Elle aura lieu ce vendredi 03 juillet 2026 à 14h, en salle A/B de la MSH Ange Guépin à Nantes.
Le jury est composé de :
– Lise Bernard, chargée de recherche CNRS, ENS-PSL/CMH (examinatrice)
– Antoine Bernard de Raymond, directeur de recherche INRAE, BSE/Université de Bordeaux (examinateur)
– Gilles Laferté, directeur de recherche INRAE, CESAER (rapporteur)
– Maud Simonet, directrice de recherche CNRS, Université Paris-Nanterre/IDHES (rapportrice)
– Sébastien Fleuriel, professeur des universités, Nantes Université/CENS (co-directeur de thèse)
– Sophie Orange, professeure des universités, Nantes Université/CENS (co-directrice de thèse)
Résumé : Les mondes équins, constitués autour d’activités équines réputées pour leurs inégalités et incertitude, attirent des personnes les investissant au nom de passions et d’intérêts divers. La fragmentation des pratiques et des agents est en partie la conséquence de ses dynamiques institutionnelles internes, qui ont débridé la régulation et l’organisation de ces activités. Les fictions institutionnelles qui en émergent s’ajoutant au statut particulier conféré aux équidés, créant des luttes symboliques et des attentes normatives. Le fourmillement caractéristique des mondes équins donne à voir une composition sociale variée, toutefois marquée par une prédominance des catégories sociales possédantes, des moyens inégalement répartis, des partitions typiques et une relative cumulativité des pratiques. Cette ouverture fait des activités équines un carrefour où se mêlent des trajectoires variées, aux socialisations inégales, dans lesquelles certaines ressources et conditions sont décisives. L’engagement dans les pratiques équines se fait alors entre l’économie domestique et des espaces professionnels hétéronomes contraints par la profession agricole. Cette hétérogénéité rencontre la structuration particulière de l’économie des activités équines. Les contraintes immanentes à la valorisation des équidés créent des relations et positions inégales. Ce champ économique se calque ainsi sur les divisions du travail et les circuits de la valeur, dans lesquels les éleveurs se placent et circulent, révélant des hiérarchies de conditions matérielles et de prestige. Dans ces mondes concurrentiels marqués par l’incertitude, il faut donc domestiquer sa « passion » et ses coûts.
Mots-clés : mondes équins, champ économique, configurations productives, trajectoires sociales et professionnelles, modes d’investissement.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
jeantassin (28 juillet 2026). Soutenance de Victor Lecomte : Le spectre de Stewball. Sociologie économique. Consulté le 10 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16mmg
